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La liste courte d'un DRH se construit à partir de classements, de LinkedIn et d'avis, pas de votre site
Un moteur génératif à qui l'on demande trois cabinets de recrutement pour un profil donné répond avec des noms tirés d'un classement national publié par la presse économique, de pages LinkedIn qui mentionnent le secteur demandé, de quelques avis Google et d'offres actives sur les jobboards. Il ajoute une fourchette d'honoraires tirée de blogs, parce qu'aucun cabinet ne l'a écrite. Le site du cabinet, lui, n'est presque jamais la source : il présente des offres et un formulaire « Vous recrutez ? », rien qui réponde à la question d'un DRH.
Le mécanisme est celui que décrit notre article de référence sur la citation par ChatGPT, Claude et Perplexity : la question est découpée en sous-requêtes, chacune ramène des passages depuis des sources différentes, et la réponse les assemble. « Trois cabinets IT à Strasbourg, honoraires et délais » devient une recherche sur les cabinets associés à l'IT dans la région, une sur les honoraires d'un cabinet, une sur les délais, une sur la garantie. Les classements et LinkedIn répondent à la première ; les trois autres restent ouvertes, et le cabinet qui y répond entre dans la liste, parce qu'il est déjà dans la réponse.
Ce qui vaut pour un DRH vaut pour un dirigeant qui cherche son directeur commercial, et pour un candidat qui demande à qui envoyer son dossier. Dans nos audits de cabinets, la part de citation de départ est nulle sur les trois publics, et pour la même raison : le site parle aux candidats, jamais aux entreprises.
Ce que les DRH demandent réellement aux moteurs génératifs
Les prompts B2B des DRH ressemblent à des cahiers des charges : un poste, un secteur, une ville, une contrainte de délai, et une demande explicite de liste courte avec les conditions. Ils diffèrent des prompts de candidats, plus courts et centrés sur un métier.
| Situation | Exemple de prompt réel | Ce que le moteur cherche comme source |
|---|---|---|
| Profil rare | « Je dois recruter un développeur embarqué senior à Strasbourg, poste ouvert depuis quatre mois. Donne-moi trois cabinets spécialisés IT dans la région, avec leurs honoraires et leurs délais. » | Pages de spécialisation IT avec postes pourvus, méthode, délai de présentation, honoraires |
| Honoraires | « Combien facture un cabinet de recrutement pour un poste de cadre à 60 000 euros ? Pourcentage ou forfait, et quand paie-t-on ? » | Pages d'honoraires des cabinets, rares ; sinon blogs et généralités |
| Garantie | « Si le candidat part pendant la période d'essai, le cabinet le remplace-t-il ? Quels cabinets à Strasbourg proposent une garantie de remplacement ? » | Conditions de garantie publiées, pages de méthode |
| Comparer | « Cabinet de recrutement, chasseur de têtes ou agence d'intérim pour un directeur de production dans l'industrie en Alsace ? » | Pages qui expliquent les trois régimes et leur usage |
| Dirigeant | « Nous cherchons un directeur général pour une PME industrielle de 120 personnes. Quel cabinet en approche directe, et comment se passe une mission ? » | Pages de méthode pour les mandats de dirigeants, consultants nommés |
Tableau : faites défiler horizontalement.
- 01Besoin décritPoste, secteur, ville, délai, et demande de trois noms avec les conditions.
- 02Cabinets repérésLe moteur part des classements, de LinkedIn et des offres actives sur les jobboards.
- 03Conditions cherchéesHonoraires, délais, garantie, méthode : la brique où une page de spécialisation est la source la plus précise, et souvent la seule.
- 04Preuves recoupéesAvis, références publiées, consultants nommés, offres cohérentes avec le secteur annoncé.
- 05Liste courte rendueTrois ou quatre cabinets, avec une phrase de justification tirée des sources.
Les sources d'une liste courte : ce que chacune dit, et ce qu'elle ne dit pas
Quatre familles de sources alimentent la liste courte, et aucune ne répond seule à la question du DRH. Les classements annuels de la presse économique donnent des noms et des secteurs, mais ni honoraires ni délais, et ils ignorent les cabinets régionaux. LinkedIn donne les consultants, leurs secteurs et le rythme des offres, mais dans des formulations que le cabinet ne contrôle qu'en partie. Les jobboards montrent ce que le cabinet recrute réellement, et c'est le signal que le moteur utilise pour vérifier une spécialisation annoncée. Les avis parlent du suivi et de la transparence, côté candidats surtout.
Données illustratives. Ce qu'il faut y lire : les classements et LinkedIn dominent l'identification des cabinets ; sur les honoraires, les deux séries sont faibles parce que la question est surtout traitée par des blogs généralistes, absents du graphique ; sur les délais et la garantie, un site de cabinet qui a écrit ces pages est souvent la seule source précise.
La règle qui en découle : un cabinet n'entre pas dans la liste courte en essayant de remplacer le classement, mais en devenant la source des trois sous-requêtes que le classement laisse vides. Notre article sur les classements et les pages tierces explique comment y figurer avec le même nom et le même secteur que sur son site, pour que les deux se renforcent.
La page de spécialisation : ce qu'un DRH veut lire et ce qu'un moteur peut extraire
La page la plus citée d'un site de cabinet n'est ni l'accueil ni la liste d'offres : c'est une page par secteur ou par famille de profils, écrite pour une entreprise, qui dit quels postes le cabinet pourvoit, comment il source et évalue, en combien de temps il présente une liste de candidats, comment il facture, ce que couvre sa garantie, et qui suit le secteur. Cette page répond aux quatre sous-requêtes d'un seul tenant, et chacun de ses paragraphes peut être extrait séparément.
La seconde version contient des postes, un territoire, un délai, un mode d'honoraires et une garantie : le moteur y trouve quatre passages extractibles. La première est interchangeable avec des centaines de pages de cabinets. Les chiffres sont fictifs ; les vôtres doivent correspondre à vos contrats.
Honoraires, délais, garantie : trois réponses sans chiffre inventé
Les cabinets hésitent à publier ces trois réponses par crainte de s'engager ou d'être comparés. Or le moteur ne cherche pas une grille ; il cherche un mode de calcul, une durée observée et des conditions. Le cadre légal fixe le reste : les honoraires sont facturés à l'entreprise, jamais au candidat, le plus souvent en pourcentage de la rémunération annuelle du poste ou au forfait ; la garantie de remplacement est un usage contractuel et non une obligation, ce qui rend sa publication d'autant plus utile ; l'intérim relève du régime des entreprises de travail temporaire, et l'approche directe se fait sur mandat.
| Sous-requête du DRH | Ce qu'un cabinet peut écrire | Ce qu'il faut éviter |
|---|---|---|
| Honoraires | Le mode de calcul (pourcentage de la rémunération annuelle ou forfait), le calendrier de facturation, ce qui est compris, la mention que rien n'est facturé au candidat | Une grille de prix sans conditions, un « à partir de », une comparaison avec d'autres cabinets |
| Délais | Le délai de présentation d'une liste de candidats observé sur les missions de l'année, par famille de profils, avec les cas qui l'allongent | Un délai unique pour tous les postes, une promesse de résultat |
| Garantie | La durée de la garantie, ce qu'elle couvre (remplacement, nouvelle recherche), ses conditions | Une garantie « satisfait ou remboursé » non contractuelle |
| Régime | Si le cabinet fait du recrutement, de l'approche directe, de l'intérim, ou plusieurs, et pour quels besoins | Entretenir la confusion entre les trois pour « tout couvrir » |
Tableau : faites défiler horizontalement.
La page d'honoraires n'a pas besoin d'un chiffre : la description du mode de calcul suffit à être reprise, parce que la question du DRH est « pourcentage ou forfait, et quand paie-t-on ». Sur nos mandats, elle est l'une des pages les plus citées d'un site de cabinet dans les semaines qui suivent sa publication, parce qu'aucun concurrent ne l'a écrite.
Le consultant et le cabinet : l'entité que LinkedIn confirme ou contredit
Avant de nommer un cabinet, le moteur vérifie qu'il existe, qu'il opère bien dans le secteur annoncé, et que des tiers le confirment. Pour un cabinet de recrutement, la source de vérification principale est LinkedIn : si la page entreprise porte un autre nom que le site, si les consultants y affichent d'autres secteurs, ou si les offres publiées contredisent la spécialisation annoncée, le cabinet est lu comme incohérent, et sort de la liste. La page LinkedIn et le site doivent raconter la même chose, dans les mêmes termes.
- 1Identité et régimeRaison sociale, SIREN, bureaux, régime d'activité (recrutement, intérim, approche directe), identiques sur le site, LinkedIn, la fiche Google et les annuaires.Sinon : deux entités faibles au lieu d'une.
- 2Consultants nommésUne page par consultant avec son secteur, ses familles de profils, son parcours, reliée à son profil LinkedIn.Sinon : la spécialisation est une auto-déclaration.
- 3Offres lisiblesDes offres publiées en HTML, pas dans un cadre JavaScript injecté par le logiciel de recrutement, cohérentes avec les secteurs annoncés.Sinon : le site paraît vide, et les jobboards sont cités à votre place.
- 4Références et avisRéférences clients publiées avec leur accord, avis d'entreprises et de candidats sur des plateformes tierces, réponses du cabinet.Sinon : rien ne confirme les délais et la garantie annoncés.
{
"@context": "https://schema.org",
"@type": "EmploymentAgency",
"name": "Cabinet Exemple",
"legalName": "Exemple Recrutement SAS",
"address": { "@type": "PostalAddress", "addressLocality": "Strasbourg", "addressCountry": "FR" },
"areaServed": ["Strasbourg", "Mulhouse", "Colmar"],
"knowsAbout": ["Recrutement IT", "Cadres industriels", "Finance et comptabilité"],
"sameAs": ["https://www.linkedin.com/company/…", "https://g.page/…"],
"employee": [{ "@type": "Person", "name": "…", "jobTitle": "Consultante senior, recrutement IT" }]
}
L'exemple décrit un cabinet fictif. La quatrième couche, celle des références, se heurte à la confidentialité des missions : un DRH ne veut pas toujours que son recrutement soit public, et un cabinet ne peut pas citer un client sans son accord. Notre article sur les références clients et la confidentialité montre comment prouver un résultat que les moteurs peuvent citer sans nommer l'entreprise.
Mesurer la part de citation, côté entreprises et côté candidats
Un cabinet ne pilote pas sa visibilité générative avec une position sur « cabinet de recrutement Strasbourg », mais avec un panel de prompts de DRH et de candidats, exécuté chaque mois dans les quatre moteurs, et une part de citation lue par secteur, par ville et par public. Les deux publics se mesurent séparément : un cabinet peut être cité sur « à qui envoyer mon CV pour un poste en finance » et absent sur « quel cabinet pour recruter un contrôleur de gestion », et c'est le second qui paie. C'est le panel que nous construisons sur la page GEO Agences de recrutement. La logique des prompts de comparaison, et la façon de les gagner, rejoint celle décrite pour les prompts de comparaison en SaaS B2B.
- Semaines 1 à 2Panel et accès
- 40 à 60 prompts, par secteur, par ville, côté entreprises et côté candidats
- Vérification de l'accès des robots de recherche IA au site et aux offres
- Première part de citation, par sous-requête et par public
- Semaines 3 à 7Pages de spécialisation et entité
- Une page par secteur : postes, méthode, délai, honoraires, garantie, consultant
- Page d'honoraires et de garantie, sans chiffre inventé
- Pages consultants, balisage
EmploymentAgencyetPerson, alignement avec LinkedIn
- Semaines 8 à 12Corroboration
- Références clients publiées avec accord, ou anonymisées de façon vérifiable
- Avis d'entreprises et de candidats, réponses systématiques
- Présence cohérente dans les classements et annuaires, deuxième mesure
Deux lectures sont utiles. La part de citation sur les délais, les honoraires et la garantie dit si le site est devenu une source ; celle sur « quels cabinets » dit si l'entité et les preuves ont convaincu. Si la seconde reste nulle alors que la première monte, il faut lire les réponses mot à mot : le moteur attribue souvent au cabinet un secteur qu'il ne pratique plus, hérité d'anciennes offres restées en ligne.
Ce qu'il faut retenir
- La liste courte d'un DRH se forme à partir de classements, de LinkedIn, de jobboards et d'avis ; le site du cabinet n'y entre que s'il répond aux sous-requêtes que ces sources laissent vides : honoraires, délais, garantie.
- Les prompts B2B sont des cahiers des charges : poste, secteur, ville, délai, et demande de trois noms avec les conditions ; ils ne ressemblent pas aux prompts de candidats.
- La page de spécialisation par secteur, écrite pour une entreprise, dit les postes pourvus, la méthode, le délai de présentation, le mode d'honoraires, la garantie et le consultant ; chacun de ses paragraphes est extractible.
- Les honoraires se décrivent par leur mode de calcul et leur calendrier, sans grille ; rien n'est facturé au candidat, et la garantie de remplacement, usage contractuel, mérite d'être publiée.
- L'entité se lit sur LinkedIn autant que sur le site : même nom, mêmes secteurs, mêmes consultants, offres lisibles ; la part de citation se mesure par secteur, côté entreprises et côté candidats.
Questions fréquentes
Comment un assistant construit-il la liste courte de cabinets qu'un DRH lui demande ?
Il découpe la question en sous-requêtes : les cabinets associés au secteur et à la ville, leurs honoraires, leurs délais, leur garantie. Il identifie les cabinets dans les classements, sur LinkedIn et sur les jobboards, puis cherche les conditions sur les sites des cabinets. Ceux qui ont publié ces conditions sont déjà dans la réponse quand il nomme trois cabinets ; les autres restent dans le classement sans être retenus.
Un cabinet de recrutement peut-il publier ses honoraires sans donner de grille ?
Oui, et c'est ce que les assistants attendent. La question d'un DRH est « pourcentage ou forfait, et quand paie-t-on ». Décrire le mode de calcul, le calendrier de facturation, ce qui est compris et la mention que rien n'est facturé au candidat suffit à être repris. Une grille sans conditions ou un prix d'appel sont écartés, parce que le moteur ne peut pas les comparer, et une comparaison avec d'autres cabinets est à proscrire.
Pourquoi LinkedIn compte-t-il autant pour la citation d'un cabinet ?
Parce que c'est la source que le moteur utilise pour vérifier ce que le site affirme : la page entreprise, les profils des consultants et le rythme des offres publiées montrent ce que le cabinet recrute réellement, dans quels secteurs et dans quelles villes. Un cabinet dont le nom, les secteurs ou les consultants diffèrent entre le site et LinkedIn est lu comme incohérent. Les deux doivent raconter la même chose, dans les mêmes termes.
Faut-il un site distinct pour les entreprises et pour les candidats ?
Non, mais il faut des pages distinctes. La plupart des sites de cabinets ne parlent qu'aux candidats, avec des offres et un formulaire ; la question d'un DRH porte sur la méthode, les délais, les honoraires et la garantie. Une page par secteur écrite pour l'entreprise, et une page claire pour les candidats qui dit comment contacter le cabinet et ce qu'il advient de leur dossier, permettent de mesurer et de gagner la part de citation sur les deux publics.
Combien de temps faut-il à un cabinet pour entrer dans les réponses des IA ?
Sur nos mandats, les premières citations sur les délais, les honoraires et la garantie arrivent en général un à trois mois après la publication des pages de spécialisation, si les robots de recherche IA ont accès au site et aux offres. L'entrée dans la liste courte vient ensuite, lorsque le site, LinkedIn, la fiche Google et les classements concordent et que des références ou des avis confirment les conditions annoncées.


