Sommaire de l'article
La page « divorce à Lyon » est citée quand elle répond au justiciable avant de présenter le cabinet
Un moteur génératif interrogé sur un divorce répond dans un ordre stable : les formes de divorce possibles, les étapes de la procédure, les délais, le coût et l'aide juridictionnelle, puis, si la question le demande, deux ou trois avocats à Lyon. La page d'un cabinet n'entre dans la réponse qu'en devenant la source de l'une de ces briques ; la recommandation de l'avocat vient ensuite, parce que le moteur a déjà cité la page plusieurs fois. Une page qui commence par « Le cabinet vous accompagne avec écoute et réactivité » n'est la source de rien.
Cette structure découle du fonctionnement décrit dans notre article de référence sur la citation par ChatGPT, Claude et Perplexity : la question est découpée en sous-requêtes, chacune ramène des passages, et la réponse les assemble en citant leur origine. « Je veux divorcer, mon conjoint est d'accord sur le principe mais pas sur la garde, nous vivons à Lyon : quelle procédure, combien de temps, combien ça coûte, et quel avocat ? » devient quatre recherches distinctes. Un site qui ne répond qu'à la dernière n'a presque aucune chance.
Dans nos audits de cabinets, la page « divorce » existe presque toujours ; elle décrit le cabinet, énumère les formes de divorce dans les termes du code, et renvoie à un formulaire. Elle ne contient ni délai, ni honoraire, ni nom d'avocat. L'article sur la réponse de ChatGPT à « quel avocat choisir ? » montre ce que le moteur cite à la place.
Ce que les justiciables demandent réellement sur le divorce
Les prompts sur le divorce sont longs, personnels, et décrivent une situation (accord ou désaccord, enfants, patrimoine, parfois violence) avant de demander un avocat. Le justiciable écrit dans ses mots, pas dans ceux du code civil. Voici les formulations les plus fréquentes dans les panels que nous suivons, par étape.
| Étape | Exemple de prompt réel | Ce que le moteur cherche comme source |
|---|---|---|
| Orientation | « Mon mari et moi sommes d'accord pour divorcer, nous avons deux enfants et une maison à Lyon. Quelle est la procédure la plus simple, et faut-il chacun un avocat ? » | Pages qui expliquent le divorce par consentement mutuel et la règle d'un avocat par époux |
| Désaccord | « Mon conjoint refuse le divorce. Quelles sont mes options, et combien de temps cela prend devant le tribunal de Lyon ? » | Pages sur les divorces judiciaires, avec délais observés localement |
| Coût | « Combien coûte un divorce à Lyon avec un avocat ? Forfait ou taux horaire ? Ai-je droit à l'aide juridictionnelle ? » | Pages d'honoraires de principe, convention d'honoraires, conditions de l'aide juridictionnelle |
| Enfants et patrimoine | « Comment sont fixées la garde et la pension en cas de divorce, et qui garde la maison ? » | Pages sur la résidence des enfants, la contribution à leur entretien, la liquidation du régime matrimonial |
| Choix de l'avocat | « Quel avocat en divorce à Lyon, joignable rapidement, avec de l'expérience en garde alternée ? » | Annuaires, fiches Google, pages avocats avec domaines d'activité |
Tableau : faites défiler horizontalement.
Deux observations. La question du coût apparaît dans la majorité des prompts, et presque toujours avec les mots « forfait » ou « taux horaire » : le justiciable sait que les deux existent et veut savoir lequel s'applique à son cas. Et le choix de l'avocat vient en dernier, après que le moteur a construit sa réponse à partir de pages qu'il a jugées fiables ; ce sont les auteurs de ces pages qui sont ensuite nommés.
- 01Situation décriteAccord ou désaccord, enfants, patrimoine, ville, en trois ou quatre phrases.
- 02Forme de divorce identifiéeConsentement mutuel ou divorce judiciaire : le moteur reprend des pages institutionnelles et des sites de cabinets.
- 03Délais et coûtDurée observée à Lyon, honoraires de principe, aide juridictionnelle : la brique où un cabinet local est la source la plus précise.
- 04Avocats nommésDeux ou trois noms, tirés des pages déjà citées, des annuaires et des avis.
- 05Premier contactLe justiciable prend rendez-vous avec les termes de la réponse en tête.
L'ordre des sections : procédure, délais, honoraires, avocats, cabinet
La page « divorce à Lyon » citable suit l'ordre des questions du justiciable, pas celui de la plaquette du cabinet. Elle commence par la procédure, parce que c'est la première sous-requête ; elle poursuit par les délais et les honoraires, parce que ce sont les briques où le cabinet peut être la source la plus précise ; elle nomme les avocats qui traitent la matière ; elle finit par le cabinet. Chaque section commence par la réponse, puis la preuve, puis la nuance.
Les délais et les honoraires sont les deux sections que les cabinets refusent le plus souvent d'écrire, par crainte de s'engager. Ce sont pourtant celles qui font la citation : les sites institutionnels décrivent la procédure mieux que n'importe quel cabinet, mais aucun ne dit combien de temps dure un divorce à Lyon ni ce qu'il coûte. Une durée observée, datée, formulée comme une observation (« sur nos dossiers de 2025 ») n'est pas une promesse ; c'est une preuve.
Les honoraires de principe : ce que le RIN permet, ce que le moteur extrait
Un avocat peut informer sur ses honoraires, et la convention d'honoraires écrite, désormais obligatoire, en fait une pièce ordinaire de la relation avec le client. Le règlement intérieur national permet la publicité personnelle à condition d'une information sincère, sans comparaison ni dénigrement ; rien n'interdit d'écrire comment on facture. Ce que le moteur extrait, ce n'est pas une grille, c'est un mode de facturation expliqué : forfait pour le consentement mutuel, temps passé pour le judiciaire, ce que chacun couvre, ce qui fait varier le montant, et la position du cabinet sur l'aide juridictionnelle.
La seconde version ne contient aucun chiffre et sera pourtant citée sur « combien coûte un divorce à Lyon », parce qu'elle explique ce que le justiciable paie, pour quoi, et à quel moment il le saura. Un cabinet qui pratique un forfait peut en indiquer le montant, en précisant ce qu'il couvre ; il ne doit indiquer aucun montant qu'il ne pratique pas.
Pas de « meilleur avocat en divorce de Lyon », pas de « moins cher que », pas de note auto-attribuée : la comparaison et le dénigrement sont exclus par le règlement intérieur national, et un moteur qui recoupe avec l'annuaire du barreau et les avis lit ces formules comme des auto-déclarations, pas comme des preuves.
Les avocats nommés : domaines d'activité, certificat de spécialisation, et rien d'autre
Un moteur nomme un avocat plus souvent qu'un cabinet, parce que le justiciable demande « quel avocat ». La page « divorce » doit donc nommer les avocats qui traitent la matière, et chacun doit avoir sa page. Le titre d'avocat spécialiste est réservé aux titulaires d'un certificat de spécialisation ; pour les autres, on parle de domaines d'activité. Écrire « spécialiste du divorce » sans certificat est une faute déontologique, et une incohérence que le moteur relève en comparant avec l'annuaire du Conseil national des barreaux.
- 1Identité professionnelleNom, barreau d'inscription, année de prestation de serment, adresse du cabinet, identiques à l'annuaire du barreau.Sinon : deux personnes pour le moteur, aucune citée.
- 2Domaines d'activitéDivorce, droit de la famille, nommés comme tels ; mention de spécialiste seulement avec le certificat correspondant.Sinon : l'avocat n'est associé à aucune matière.
- 3Traces d'expertisePublications, interventions, décisions commentées, formations suivies, dans la matière.Sinon : le domaine d'activité reste une auto-déclaration.
- 4Balisage et liens
Personrattaché auLegalService, profil de l'annuaire et fiche Google ensameAs.Sinon : le moteur ne relie pas l'avocat à la page de matière.
La page d'un avocat suit les règles de la page auteur qui prouve l'expertise à un modèle de langage : une personne, un parcours vérifiable, des contenus signés dans la matière, et des présences externes qui disent la même chose. Un avocat qui signe la page « divorce » et dont la page personnelle cite ses interventions en droit de la famille est nommé avant un confrère anonyme, quelle que soit la taille des cabinets.
Pourquoi les annuaires et les plateformes prennent la place, et sur quelles questions
Sur la procédure, les moteurs citent d'abord les sites institutionnels, parce qu'ils décrivent les cas de divorce et les étapes de façon exacte et datée. Sur le choix de l'avocat, ils citent les annuaires, les plateformes de mise en relation et les fiches Google, parce qu'ils listent des noms avec une matière et une note. Un cabinet ne les délogera ni sur l'un ni sur l'autre. Il peut en revanche être la source retenue sur ce qu'aucune de ces sources ne dit : les délais observés à Lyon, les honoraires de principe, la pratique du tribunal local, le déroulé concret d'un premier rendez-vous.
Données illustratives. Ce qu'il faut y lire : les cabinets sont dominés sur la procédure et sur le nom, mais ils peuvent tenir la première place sur les délais et les honoraires, où les sources institutionnelles restent nationales et les annuaires muets ; le nom suit ces citations.
Balisage LegalService et FAQ : rendre la page lisible
Le balisage ne crée pas la citation ; il relie la page de matière au cabinet et aux avocats, et il confirme au moteur ce que le texte dit déjà. Un LegalService avec l'adresse, les matières et les avocats en Person, et une FAQ balisée dont les questions reprennent les mots des justiciables, suffisent. Le reste est affaire de concordance avec l'annuaire du barreau et la fiche Google.
{
"@context": "https://schema.org",
"@type": "LegalService",
"name": "Exemple Avocats",
"address": { "@type": "PostalAddress", "streetAddress": "…", "addressLocality": "Lyon", "postalCode": "69002", "addressCountry": "FR" },
"areaServed": "Lyon",
"knowsAbout": ["Divorce", "Droit de la famille", "Successions"],
"sameAs": ["https://g.page/…"],
"member": [
{ "@type": "Person", "name": "…", "jobTitle": "Avocate au barreau de Lyon",
"knowsAbout": ["Divorce", "Droit de la famille"], "sameAs": ["https://www.cnb.avocat.fr/…"] },
{ "@type": "Person", "name": "…", "jobTitle": "Avocat au barreau de Lyon, spécialiste en droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine",
"hasCredential": { "@type": "EducationalOccupationalCredential", "name": "Certificat de spécialisation" } }
]
}
L'exemple décrit un cabinet fictif. La FAQ de la page « divorce » reprend les questions du tableau ci-dessus dans les termes du justiciable (« faut-il chacun un avocat ? », « combien de temps ? ») et y répond en cinquante à quatre-vingts mots, chaque réponse étant autonome : c'est le format que les moteurs extraient le plus volontiers.
Mesurer la part de citation matière par matière, avant et après la réécriture
Un cabinet ne pilote pas sa visibilité générative avec son classement Google sur « avocat divorce Lyon », mais avec un panel de prompts de justiciables rejoué chaque mois, et une part de citation lue par matière et par type de question. Le panel croise vos matières, vos barreaux et cinq intentions (choisir, comparer, coût, procédure, urgence), dans les quatre moteurs. Vous pouvez tester vos premières questions sur la page GEO Avocats, qui les formule comme le feraient vos clients.
- Semaines 1 à 2Panel et accès
- 40 à 60 prompts de justiciables, par matière et par intention
- Accès des robots de recherche IA (réglages d'hébergeur, pare-feu)
- Première part de citation, par moteur et par matière
- Semaines 3 à 6Page « divorce » et pages avocats
- Réécriture dans l'ordre procédure, délais, honoraires, avocats, cabinet
- Pages avocats : domaines d'activité, traces d'expertise,
sameAs - Balisage
LegalServiceetPerson, FAQ balisée
- Semaines 7 à 12Autres matières et corroboration
- Même structure pour le droit de la famille, les successions, le droit du travail
- Concordance avec l'annuaire du barreau et la fiche Google ; réponses aux avis sans révéler de dossier
- Deuxième mesure, lecture par matière
Deux lectures sont utiles aux associés. La part de citation sur les délais et les honoraires dit si la page est devenue une source ; celle sur le nom de l'avocat dit si les pages avocats et les présences externes ont convaincu. La première progresse avant la seconde. Si la seconde reste nulle alors que la première monte, lisez les réponses mot à mot : le moteur attribue peut-être la matière à un avocat qui a quitté le cabinet, parce qu'un annuaire le dit encore.
Ce qu'il faut retenir
- Sur le divorce, l'assistant répond procédure, délais, coût, puis avocats : la page « divorce à Lyon » est citée si elle répond dans cet ordre, avant de présenter le cabinet.
- Les délais observés et les honoraires de principe sont les deux sections que les cabinets n'écrivent pas et les deux briques où ils peuvent être la source la plus précise.
- Le RIN permet d'expliquer son mode de facturation (forfait, temps passé, convention d'honoraires, aide juridictionnelle) ; il exclut la comparaison, le dénigrement et le titre de spécialiste sans certificat.
- Les avocats nommés, avec leurs domaines d'activité, leurs traces d'expertise et une page personnelle concordante avec l'annuaire, sont ce que le moteur cite avant le cabinet.
- Le balisage
LegalServiceetPersonrelie la page aux avocats ; la part de citation se mesure par matière, et la citation comme source précède la recommandation comme avocat.
Questions fréquentes
Un cabinet d'avocats peut-il indiquer ses honoraires sur sa page « divorce » ?
Oui. Le règlement intérieur national permet une information sincère sur les honoraires, et la convention d'honoraires écrite est obligatoire. Ce qu'un moteur extrait n'est pas une grille mais un mode de facturation expliqué : forfait pour le consentement mutuel, temps passé pour le judiciaire, ce que chacun couvre, et la position du cabinet sur l'aide juridictionnelle. Un montant de forfait peut être indiqué s'il est réellement pratiqué.
Peut-on écrire « avocat spécialiste du divorce » sur le site ?
Seulement si l'avocat est titulaire du certificat de spécialisation correspondant. Pour les autres, le terme exact est « domaine d'activité » : divorce, droit de la famille. Les moteurs recoupent le site avec l'annuaire du Conseil national des barreaux, et une mention de spécialité absente de l'annuaire est lue comme une incohérence qui affaiblit la page entière, en plus d'exposer le cabinet à une poursuite déontologique.
Faut-il donner des délais alors qu'ils dépendent du tribunal ?
Oui, à condition de les formuler comme des observations datées : « sur nos dossiers lyonnais de 2025, un consentement mutuel a pris entre tant et tant de semaines ». Les sources institutionnelles décrivent la procédure mais ne donnent aucun délai local ; le cabinet qui le fait devient la source sur cette sous-requête, présente dans la plupart des prompts. Une observation datée n'est pas une promesse et doit être mise à jour chaque année.
Les avis Google comptent-ils pour un cabinet d'avocats, et comment y répondre ?
Ils sont lus par les moteurs sur la question « quel avocat », parce que c'est la seule source qui parle du cabinet sans être le cabinet. Les réponses du cabinet doivent rester générales : le secret professionnel interdit de confirmer qu'une personne est cliente ou de commenter un dossier, même pour se défendre. Aucun avis ne doit être sollicité contre avantage ni rédigé par le cabinet ; les moteurs recoupent les plateformes et relèvent les incohérences.
Combien de temps faut-il pour que la page « divorce » soit citée ?
Sur nos mandats, les premières citations sur les délais et les honoraires arrivent en général deux à trois mois après la réécriture, si les robots de recherche IA ont accès au site. La recommandation nominative d'un avocat vient ensuite, quand les pages avocats, l'annuaire du barreau et les avis concordent, ce qui demande souvent un trimestre supplémentaire. La même structure se reproduit ensuite matière par matière.


